Cela fait plus d'un mois que nous sommes en Italie, et il est donc largement temps pour nous de vous en parler.
Nous sommes dans un appartement très bien. Deux chambres et une pièce principale avec un canapé-lit, nous avons donc de la place pour qui voudrait venir. Seul nous manque un four. Bon, et c'est un peu plus petit qu'en Australie.

L'appartement est en ville, à un quart d'heure de marche du centre-ville. L'hôtel est entouré de petits magasins, boulangeries (
paneteria), boucheries, poissonneries,
cafetterie,
pizzerie, magasins de pâtes, épiceries, etc. Rien que de très classique mais, voyez-vous, pour des Australiens, c'est le paradis.
Parlons un peu de la ville. J'avoue avoir été très surpris. Je m'attendais à une ville italienne des cartes postales, avec des petites rues, des escaliers partout. Ce n'est pas du tout ça. Turin est une ville relativement bien dessinée. Il y a de grands axes qui se coupent le plus souvent à angle droit. Les petites rues (au moins dans notre quartier) sont souvent en sens unique, mais comme elles sont bien parallèles, il suffit de prendre la suivante si celle où on souhaite tourner est interdite. Les grandes rues sont assez bizarres ; plutôt que le schéma classique (trottoir/ x voies de A vers B/ x voies de B vers A/ trottoir), les voies allant dans une direction sont divisées. Ça donne quelque chose de ce genre : trottoir/ 1 voie de A vers B/ trottoir/ x voies de A vers B/ x voies de B vers A/ trottoir/ 1 voie de B vers A/ trottoir. Ces rues-là sont généralement très larges et comportent souvent des voies de tram. Les voies centrales sont utilisées pour aller tout droit et à gauche, les voies extérieures pour tourner à droite. Ça génère un foutoir assez catastrophique, d'autant plus que les Turinois sont assez mauvais conducteurs. Un collègue Italien m'a confessé qu'il pensait que les Turinois sont les plus mauvais conducteurs d'Europe. Traverser une route à pied est toute une aventure, et nous avons de la chance d'être toujours en vie. La rue à côté de l'appartement a même une particularité. Elle fait une largeur de trois voitures mais n'a que deux voies ; celle du milieu est donc utilisée pour se garer. Et la plupart du temps, même les trams arrivent à passer.

Malheureusement, la ville dispose à peu d'espaces verts. Nous avons un parc à 15 minutes de marche de l'appartement, mais il semble que ce soit le seul. Du coup, la ville est assez polluée. Comme c'est une cuvette entre les montagnes à l'ouest et une colline à l'est, c'est également très embrumé. Le ciel est souvent gris, bien plus qu'à Rennes. On est loin de l'image de l'Italie. En dehors de ça, la ville est assez jolie, avec beaucoup de bâtiments anciens et d'églises. Les porches sont souvent magnifiques. Il y a aussi des statues ici ou là.

L'un des avantages d'être à Turin est de goûter une bonne nourriture. Alors, certes il n'y a pas de rillettes, la farine de blé noir est difficile à trouver et le beurre n'est toujours bon (heureusement, nous avons trouvé du Lurpak, le beurre danois que nous mangeons en Australie), mais il y a tous les à-côté : jambon et saucisson, pain (ils ont une sorte de bâton fin de pain de 30 cm de long que Perrine se voit souvent offrir dans les magasins), pizza, pâtes, polenta, fromage, tiramisu, etc.
Un des problèmes en Italie, c'est qu'ils parlent tous italiens. Et ils ne sont pas si nombreux que ça à parler français ou même anglais. Heureusement, l'italien est plus proche du français que du coréen. On baragouine comme on peut mais, globalement, on s'en sort.
Bon, je sais bien que ce qui vous intéresse, ce n'est pas nos aventures mais celles des enfants. Ils vont bien. Beaucoup de gens leur font des sourires. Ils se sont faits offrir un grand nombre de cadeaux. Zacharie sait ramper depuis qu'il est arrivé en Italie ; maintenant, il sait aussi se lever quand il s'appuie au canapé. Perrine ne sait toujours pas parler, mais ça vient. Ils ont toujours un peu de mal à se faire à l'hémisphère nord : ce n'est pas facile de manger quand on n'a pas la tête à l'envers !